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    Jeu de frileux

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    lepassant
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    Encours Jeu de frileux

    Message par lepassant le Jeu 7 Mai 2015 - 14:29



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    Honinbo Shusai

    La partie qui nous intéresse est surnommée "The retirement game", soit "la dernière partie de Honinbo Shusai". Il s'agit en effet de la partie avec laquelle Shusai, dernier maître Honinbo et dernier Meijin, mit un terme à sa carrière professionnelle. Qui plus est, cette partie sert de cadre au livre de Yasunari Kawabata, Le Maître ou le tournoi de go, qui l'a immortalisé à sa manière. Et il n'est peut-être pas déplacé de préciser que ladite partie mit en danger la vie de Honinbo Shusai, qui devait mourir un an après.
    Cette partie regorge donc d'enjeux divers. Certains diront qu'ils l'oblitérèrent même. Aujourd'hui encore, il est ardu d'aborder cette partie sans se retrouver happé par les luttes et les disputes qu'elle cristallisa, qu'elle sublima, qu'elle évacua. Mais avant d'en arriver là, il me parait nécessaire de préciser d'où pouvait venir tant de discordes, dans le monde en apparence feutré du go.
    Et la source de toutes ces dissensions, pour faire simple, c'était le maître Honinbo lui-même, Shusai.

    I) Honinbo Shusai

    L'ambition de Tamura
            Celui qui sera connu sous le nom de Honinbo Shusai naquit en 1874. Il s'appelait alors Tamura Yasuhisa. Il devint insei (apprenti professionnel) à 10 ans, 1 dan à 13 ans, puis 2 dan à 18 ans. Estimant, non sans raison, que le système d'avancement en dan de l'époque était lent et ingrat, trop à son goût en tout cas, le jeune Shusai (nous le désignerons toujours par ce nom afin de clarifier la lecture) révéla en la circonstance tout son caractère : il renonça à sa carrière de joueur professionnel de go. Shusai était un ambitieux, pour ne pas dire un arriviste et, en tant que tel, un impatient. Ce qu'il voulait, en bon Rastignac, c'était de l'argent et du pouvoir et le go, même s'il ne rendait pas cette perspective impossible, la renvoyait dans un avenir lointain. C'était plus que n'en pouvait supporter Shusai qui, vers 1891, rompit définitivement avec le milieu du go, emprunta de l'argent et avec ce pécule partit tenter sa chance dans le monde des affaires.
            Mais l'ambition ne fait pas tout. En très peu de temps, Shusai vit ses tentatives échouer, son bien s'épuiser, la faillite frapper et la précarité le menacer. De fait, il vécut ensuite plusieurs mois dans une grande misère. Et l'ironie voulut qu'il ne parvint à vivoter... que par le go. Il est ainsi de notoriété publique que, entre autres combines, il fut hébergé à titre gracieux dans un temple bouddhiste, en échange de leçons de go. Mais un ambitieux ne peut se satisfaire de vivoter, ou de la vie bouddhique.Et c'est ainsi que, au terme d'une année d'errances, Shusai revint au go professionnel animé d'une résolution nouvelle : se servir du go pour satisfaire ses ambitions autrement irréalisables.

    A la prestigieuse école Honinbo
            A partir de ce point, l'attitude de Shusai vis-à-vis du go ne variera plus jamais. Il y appliquera méthodiquement ses plus belles qualités, à savoir l'application et l'obstination. Sans oublier une force de travail inimaginable, qui lui permit d'étudier avec un acharnement tel, que les résultats ne se firent pas attendre : il intrigua pour se faire admettre à la prestigieuse école Honinbo, monta en dan jusqu'à atteindre le 7e en 1905 et devint le meilleur élève de son école.
                    Le malheur voulut que Shusai déplut, on se demande bien pourquoi, au maître Honinbo, Shuei, ce qui l'écarta de la succession de l'école quand bien même il en était le meilleur élément. Car à l'époque déjà, si son excellence sur le goban n'était pas remise en question, son caractère le rendait incommodant, pour ne pas dire plus. Ecoutons à ce sujet Nozawa Chikucho, condisciple de Shusai, et dont le franc-parler et l'impartialité serviront autant notre propos qu'ils le desservirent au cours de sa carrière :"[Shusai] a une très haute idée de lui-même, et il déploie beaucoup de persévérance et de méticulosité dans tout ce qu'il entreprend. Or, les personnes douées de ces qualités sont enclines à faire de l'enrichissement personnel leur ligne de conduite. [...] Par conséquent, même s'il n'a pas un mauvais fond, [Shusai] ne considère en chaque chose que son propre intérêt, ce qui le rend insensible à toute question morale."

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    Honinbo Shuei

             Shuei Honinbo se refusa donc à faire de Shusai, ce personnage aussi orgueilleux que cupide, l'héritier du titre Honinbo. Sentant probablement toute la justesse de ces griefs, Shusai se garda bien d'objecter. C'eût été se lancer dans une bataille perdue d'avance. A la place, il préféra décrédibiliser son rival, le favori de Shuei, Karigane Junichi, dans le but de rendre permanente cette crise de succession. Mais pourquoi la pérenniser? Eh bien, parce que Shusai avait tout à craindre à ce qu'elle soit résolue, puisque pour le moment elle ne pouvait l'être qu'à son détriment. Partant, il devait s'assurer que ce poste restât vide, jusqu'à ce que les circonstances changent en sa faveur. Et on retrouve ici une stratégie propre à Shusai, qu'il appliquera constamment au cours de sa vie, et on verra avec quels succès : la temporisation. Endurer plutôt que reculer. Attendre son heure en envenimant sans cesse la situation, jusqu'à ce que l'adversaire commette l'erreur qui lui sera fatal.

    Honinbo Shusai
             Et c'est ainsi que sa manoeuvre, couronnée de succès, débouchera à la mort de Shuei Honinbo, en 1907, sur une crise majeure. L'école Honinbo se retrouva sans maître. Shusai et Karigane, les deux prétendants au titre, ne parvinrent ni l'un ni l'autre à s'imposer, pas plus qu'ils ne parvinrent à s'entendre. Le blocage se révéla insurmontable, au point que l'école dut se résoudre à faire arbitrer ce différend par une tierce personne, extérieure à l'école et par conséquent neutre. Et même si Shusai était le responsable de cette crise, et même s'il n'avait pas qu'un peu contribué à ce qu'elle se prolonge et s'aggrave, comme il restait néanmoins le joueur de go le plus fort de l'école Honinbo, cet arbitre finit par le désigner comme successeur officiel de Shuei. Et c'est en 1908 qu'il prit, en même temps que le titre de Honinbo, le nom de Shusai.
            Obtenir la place du maître n'était que la première étape. A partir de là, Shusai va tirer tout le profit possible de sa nouvelle situation. Inutile de préciser qu'il ne fera pas montre de la même générosité, de la même grandeur que Shuei. Désormais, les récompenses que Shusai gagnera, et qui représentaient de belles sommes tout de même, l'école Honinbo n'en profitera pas. Shusai va sans aucun état d'âme se bâtir une fortune personnelle, quand bien même la situation de ses propres élèves, et du monde du go japonais dans son ensemble aussi, était rien moins que florissante. Parallèlement, il va écraser sans état d'âme toute contestation de son autorité. Et quand sa supériorité sur le goban ne suffira pas à ramener les mutins à de meilleurs sentiments, il usera de sa position et de son influence pour les marginaliser, voire les exclure du monde du go.
            Car de manière prévisible, l'autocratisme de Shusai se révéla insupportable pour certains, Karigane le premier. Celui-ci fonda un groupe dissident, du nom de Hiseikai. Le go japonais, qui n'était jamais parvenu à se réorganiser depuis la révolution Meiji et qui, de ce fait, manquait toujours d'unité, se morcela encore un peu plus encore. La menace de l'implosion n'avait jamais été aussi concrète, tant les antagonismes étaient irréconciliables. Pourtant le responsable direct de cette catastrophe, Shusai, s'en lava les mains. Insensible à cette question, uniquement préoccupé d'accroître ses gains, il continuait, comme si de rien n'était, à jouer et à gagner.
            Et comme personne ne parvenait à le défaire sur le goban, la supériorité de Shusai, d'autant plus incontestable que ses ennemis mettaient vraiment tout en oeuvre, mais en vain, pour la prendre en défaut, la supériorité absolue de Shusai disais-je finira par recevoir une reconnaissance officielle en 1914.

    Meijin
            C'est en 1914 que Shusai Honinbo se verra décerner le titre de Meijin par ses pairs. Ce titre avait valeur de diplôme de 9e dan, à une époque où l'on ne pouvait dépasser le 8e dan. Il récompensait, comme je vous l'ai dit, l'indiscutable supériorité de Shusai sur le goban, et ladite supériortié était d'autant plus indéniable que, compte tenu de son odieux caractère qui lui aliénait toute sympathie, Shusai n'avait pu compter que sur sa force pour remporter les suffrages.
            Et si quiconque avait pu espérer que cet honneur adoucirait Shusai, ce dernier se chargea de détruire soigneusement cette illusion. Le prestige du titre de Meijin était immense. Il venait s'ajouter à celui, déjà non négligeable, de maître Honinbo. En cumulant les deux, Shusai étendit son influence à tout le monde du go, influence qui ira grandissant en raison de son invincibilité en partie officielle.
           De 1914 à 1938, année où il se retira, Shusai ne changea rien à son caractère, ni à ses ambitions, ni à sa manière de faire. Sans surprise, il se servit de son nouveau prestige pour intimider ses adversaires comme ses ennemis, il usa de son influence à son seul profit, et engrangea des bénéfices conséquents. Il resta décrié et indifférent à son impopularité, il resta craint et respecté à raison de sa force. Une seule chose changea : Shusai s'arrangea pour rendre sa position, par nature avantageuse, plus abusive encore.
            Traditionnellement, on accordait au joueur blanc le privilège de suspendre la partie en cours à n'importe quel moment, pourvu que ce soit à son tour de jouer. Or, en tant que Meijin, Shusai jouait toujours avec les blancs. Il détourna ce privilège, et s'en servit sans vergogne à chaque fois qu'il rencontrait une difficulté en partie officielle, pour interrompre la partie et s'accorder un délai de réflexion indu, qu'il passait avec ses élèves à mettre au point une réplique.
    Inutile de préciser qu'avec pareil avantage, nul ne parvint à le vaincre sur le goban.


    II) La dernière partie de Honinbo Shusai

    Le départ à la retraite selon Shusai
            L'emprise, d'aucuns diraient l'oppression, de Shusai sur le monde du go s'étendit jusqu'en 1938, année où il se retira. Et en la matière, une fois de plus, la manière de Shusai détonait.
            Car dans la longue histoire des Meijins (1612-1938), Shusai était le premier à faire valoir ses droits à la retraite. L'usage était plutôt de rester en poste jusqu'à la mort, ou bien, comme cela s'était produit deux fois, de renoncer à ce titre suite à un scandale. Shusai était le premier à y renoncer librement.
            Encore que renoncer ne soit pas le bon mot. Shusai ne se démettait pas exactement de ses fonctions. Il serait plus juste de dire qu'il les monnaya. Comme je l'ai déjà dit un peu plus haut, en toute chose Shusai ne considérait que son intérêt. En la circonstance, la chose fut manifeste une fois de plus : au moment où Shusai décida de se retirer, il se fit un devoir non de rendre ses titres à qui de droit, mais de les revendre au plus offrant.
            Ce fut donc la Nihon Ki-in, la fédération japonaise de go, qui accepta ce marché de dupe, et qui non seulement acheta au prix fort ce qui en premier lieu n'était même pas la propriété de Shusai (le titre de maître Honinbo étant indissociable de l'école Honinbo, et le titre de Meijin étant décerné par ses pairs exclusivement, et non transmissible), mais aussi d'acheter les consciences que le comportement de Shusai révulseraient. Au bout du compte, Shusai empocha une somme rondelette : 30.000 yens, soit l'équivalent de 50 ans de salaire d'un cadre. Et je ne parle pas des 30.000 autres yens que la Hihon Ki-in versa aux élèves de l'école Honinbo pour adoucir leur sort et leur rancoeur.
    Comme vous le voyez, la Ki-in consentit un investissement colossal. Bien entendu, nul ne débourserait pareille fortune s'il n'en escomptait pas un retour. Ce que projetait la Ki-in en acquérant ces titres, c'était de récupérer l'autorité qu'il conférait et qui, combiné à son autorité propre, lui permettrait d'unifier enfin le go japonais sous son égide. Et la perspective du pouvoir absolu valait bien, aux yeux de la Ki-in, de se compromettre dans une transaction douteuse au coût exorbitant.
            Pour plus de 60.000 yens et sans s'encombrer la conscience de scrupules, la Nihon Ki-in se porta donc acquéreuse des titres de Shusai, mais aussi d'une dernière partie : afin d'empocher son argent, Shusai, qui n'avait plus joué en partie officielle depuis près de 5 ans, acceptait de quitter cette retraite qui ne disait pas son nom pour jouer une dernière partie, chargée de solenniser la transmission des titres.
    Et pour cette dernière partie du Meijin Honinbo Shusai, l'adversaire désigné (dont au fond l'identité importait peu) fut Kitani Minoru.
     
    Antagonistes
            Le bon côté des choses, c'était que Kitani, en tant que fer de lance du Shin Fuseki (la nouvelle vague du go) et ami de Go Seigen, la légende du go qu'on ne présente plus, était un adversaire idéal pour cette rencontre.
            Le moins bon côté des choses, c'était que précisément Kitani Minoru était l'ami de Go Seigen. En tant que tel, il avait été témoin de la manière indigne dont s'était déroulé la partie entre son ami et Shusai en 1933 (je vous renvoie à mon précédent article pour plus de détails). Et Kitani Minoru n'avait aucune intention de laisser Shusai répéter sa triste manoeuvre, qui plus est à ses dépens.
            De son côté, la Nihon Ki-in avait elle aussi ses raisons de nourrir la plus grande méfiance à l'égard de Shusai. Hormis la somme colossale qu'elle avait investie, la Nihon Ki-in jouait gros avec cette partie, dont l'organisation, le sérieux et la tenue exemplaires devaient l'imposer aux yeux de tous, c'était son plan, comme le nouveau gardien de l'ordre établi.
            Quant à Shusai, si l'on ne peut rien affirmer quant à ses intentions, il apparaît cependant à la lumière de son existence toute entière qu'il n'était pas du genre secourable. Ni Kitani, ni la Ki-in n'espérèrent jamais de sa part ne serait-ce qu'une bienveillante neutralité. Qu'il puisse apporter son concours, personne n'y songea jamais. Au contraire, tous se préparèrent, bien plus qu'à l'éventualité, à la certitude que Shusai allait manifester la plus grande force de nuisance possible.
            Ce fut donc dans les meilleures dispositions du monde que se joua cette célèbre partie : Shusai, égal à lui-même, dissimulait ses intentions que tout le monde savait mauvaises ; Kitani, obnubilé par la terreur de se faire posséder, poussait la méfiance jusqu'à la paranoïa ; et avant même le début de la partie, les organisateurs, quant à eux, avaient perdu toute mesure en devenant partie prenante de la chose.

    Le début de la fin
            Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que même la chose la plus ordinaire, comme la cérémonie d'ouverture par exemple, manqua de déraper. Dans l'état de nerf ambiant, l'événement le plus anodin se chargeait d'une résonance délétère.


    Dernière édition par lepassant le Mar 17 Nov 2015 - 12:10, édité 50 fois
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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par lepassant le Jeu 7 Mai 2015 - 14:29

    Emplacement réservé pour le kifu de la partie.


    12 mai: Je me suis récemment fêlé une côte... 'Pas comme ça que j'envisageais de remplir cet emplacement. Du coup, le projet prend (encore un peu plus) de retard. Pour info, je suis toujours en phase de documentation.
    1er juin: phase de documentation terminée. Je recherche maintenant mon plan. La côte va mieux, j'aimerais en dire autant de la tête.
    9 juin: je continue de m'arracher les cheveux sur le plan.
    12 juillet: je me tape la tête contre les murs, je hurle comme un dément, je déchire des pages et des pages... Ah ! j'oubliais: et je poste enfin le début de mon article.
    10 août: je repars de zéro.
    11 septembre : c'est reparti. Après 5 mois de labeur, j'ai l'impression que c'est la bonne.

    BIBLIOGRAPHIE
    _"The Meijin's Retirement Game, Honinbo Shusai vs Kitani Minoru", J. Fairbairn, Slate & Shell
    _"Le Maître ou le tournoi de go",Y. Kawabata (trad. S. Regnault-Gatier), livre de poche


    Dernière édition par lepassant le Ven 11 Sep 2015 - 13:43, édité 3 fois


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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par lepassant le Mar 30 Juin 2015 - 11:55

    Je publie aujourd'hui 30 juin, l'incipit non définitif de mon article. J'ai conscience qu'on peut difficilement faire moins. La raison de cette contribution des plus modestes est moins de me faire valoir indûment (encore que...) que d'affirmer publiquement et bruyamment que ce projet est toujours actif... quoique probablement en coma profond.
    Pour ce qui est de la structure de l'article, apprenez qu'elle est à peu près fixée. Cette fois-ci, je ne suivrai pas un plan tripartite; je vais revenir à une narration classique. Mais comme j'ambitionne de faire mieux, ce qui est un minimum tout de même, la tâche s'en retrouve compliqué dans une mesure! que je ne vous donne pas pour vous épargner de pénibles détails.

    Si tout se passe bien, la suite de cet article ne tardera pas. Autrement, ce sera plus long. Mais il sera achevé, ça je m'y engage. Nom de nom!


    Dernière édition par lepassant le Dim 12 Juil 2015 - 21:48, édité 1 fois


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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par Catlois le Mer 8 Juil 2015 - 2:11

    Bon courage lepassant, j'ai hâte de lire ça !! Wink


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    "Nous cesserons de nous battre comme des chiffonniers balourds. Nos parties seront plus aérées, plus libres, donc plus belles ; nous aurons des audaces timides ; nous apprendrons à jouer avec l'Autre comme on joue au poker, avec toute l'émotion du poker. Toute la passion du joueur, comme l'a décrit sa Légende, celle de la Dame de Pique, celle de la Défense Loujine...sera alors possible, avec cet ingrédient supplémentaire que l'émotion sera inextricablement liée, non au hasard, mais à un savoir, à l'utilisation chanceuse d'un savoir."  Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go, Lusson, Perec et Roubaud, 1969
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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par Yunzi le Mer 8 Juil 2015 - 7:39

    Je partage l'impatience de Catlois. Wink
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    Message par lepassant le Jeu 9 Juil 2015 - 17:04

    C'est gentil, et ça fait du bien de se savoir attendu au tournant, curieusement. Je ne vous cache pas que je n'ai jamais eu autant de mal sur un texte: J'ai déjà barbouillé tout un cahier de brouillon, et déchiré un nombre impressionnant de plans. Je fais tout mon possible pour que vous puissiez juger au plus vite de mes efforts... et que je puisse me débarrasser HONORABLEMENT de la corvée que je me suis-même, pauvre insensé, attribuer. Allez, j'y retourne.


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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par lepassant le Ven 11 Sep 2015 - 13:45

    Cette fois-ci, je crois bien que j'y suis. Vu le retard accumulé, je publie au fur et à mesure, je corrigerai plus tard.


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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par Yunzi le Ven 11 Sep 2015 - 19:56

    De mon côté je rajoute les illustrations. Wink
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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par lepassant le Ven 11 Sep 2015 - 21:06

    Tu es plus rapide que moi. Laughing


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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par lepassant le Dim 13 Sep 2015 - 18:25

    Je rédige, je rédige. J'ai presque fini la première partie, à savoir l'histoire de Shusai. Par la suite, j'aborderai dans l'ordre les enjeux de la partie de 1938, puis la partie en elle-même. La rédaction sera alors terminée. Je pourrais à ce moment-là procéder au redécoupage du texte, et à ses ré-écritures successives. Voilà mon programme.

    Problème, le texte final sera, d'après mes estimations, très long. J'espère que ça ne posera de problème qu'à moi. Je tenterai de le reserrer, mais je ne peux pas encore savoir si j'y arriverai.

    Je vous tiendrai au courant des futures évolutions.


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    Message par Sagsercist le Lun 14 Sep 2015 - 17:22

    Pour l'instant très intéressant. Bon boulot, et bon courage pour la suite, que je lirai avec grand plaisir !
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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par Yunzi le Lun 14 Sep 2015 - 19:49

    Ne t'inquiète pas pour la longueur. Fais au mieux avec ton style. Parfois on peut revenir sur un texte long lorsqu'on a plus de temps libre devant soi. Wink
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    Encours Re: Jeu de frileux

    Message par lepassant le Mar 22 Sep 2015 - 16:26

    Je commence le découpage et la réécriture, histoire de me remonter le moral. J'insère des titres pour améliorer la lisibilité. Le résultat commence à un poil moins me déplaire.


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